Communiqué COVID19 – mars 2021

Suite aux dernières annonces du gouvernement, vous trouverez ci-dessous de nouvelles informations, mais globalement peu de changement, l’activité continue. Nous restons ouverts et joignables.

> Au composteur
Les consignes restent identiques.
Merci de respecter la jauge de 6 personnes sur la voie publique. Vous pouvez élargir vos permanences ou proposer d’autres créneaux.

> Retournement
– les retournements se font dans le respect des mesures barrières et la règle de 6 personnes maximum sur site.
– si vous devez faire votre premier retournement ou troisième retournement, contacter le maitre composteur en charge de votre site

> Broyat
Le Solilab reste ouvert au public.
– une partie de l’équipe sera en congé dans les semaines à venir. Merci d’envoyer un mail à l’adresse broyat@compostri.fr pour prévenir de votre passage. Il n’y aura pas forcément du monde à l’accueil téléphonique.
– en général, pensez à anticiper vos demandes de broyat  par mail.

À très vite pour des moments plus festifs autour du composteur.
L’équipe de Compostri.

À la découverte des composteurs urbains

À la découverte des composteurs urbains

Arrivée l’an dernier à Saint-Nazaire, un mois avant le premier confinement, je cherchais depuis que j’ai acheté une mirifique poubelle de compostage où la vider. Pendant quelques mois, j’ai versé mes épluchures dans le bac d’une copine de Pornichet-La Baule, qui a jardin et poulailler. Je savais qu’il existait à Saint-Nazaire une association qui œuvrait dans le compost partagé, mais sans plus.  Dans la ville bourguignonne où j’habitais avant, les projets de compost partagé étaient rares et réservés à des immeubles privés. Ma voisine de palier m’indique un jour le point de collecte du square de la Mutualité. Toute contente, à la mi-février, me voilà partie à pied avec ma petite poubelle jusqu’au square. Quand j’arrive, je constate que le bac de bois est cassé. En rentrant, je signale le mauvais état du box à la Carène, via un petit mail. J’atterris dans la liste d’échange des composteurs du square. Ravie de voir que ces initiatives écolo, quotidiennes et pratiques sont bien organisées dans ma nouvelle ville et surtout coordonnées par des spécialistes.

Rencontre devant le bac

C’est sur cette boucle de mails que j’apprends que Charles, maître-composteur du coin, cherche des volontaires pour l’aider lors d’une opération de transvasage de compost. En mal de lien social comme tout le monde, vue la période rigolote de crise sanitaire planétaire que nous traversons, je me dis : « pourquoi pas ? »

Mardi matin , 23 mars, 10 h 30, square de la Mutualité. Je fais la connaissance de Charles Guilgars et de Camille devant les bacs. Camille a initié depuis trois ans la démarche d’un composteur partagé dans le quartier. La bonne idée qui fait du bien. Il a su réunir quelques volontaires autour de lui pour poser sa candidature et s’en est occupé au début. Quand Compostri a repris l’exploitation, via Charles, ce dernier a ajouté un bac de matière sèche, du broyat. Le groupe a l’air de fonctionner en toute sympathie. Pas facile de savoir ce qu’on peut mettre ou non dans le compost. On a besoin de conseils.  Le compost, c’est comme la philo, il y a plusieurs écoles. Agrumes pas agrumes ? Je coupe en petits morceaux ou pas ? Ai-je le droit de mettre du papier ?

Travaux pratiques

Rien de tel qu’un exercice pratique pour fixer ses idées. Il s’agissait de vider un bac de compost vieux de 5 mois (donc un peu jeune) et de fermer l’autre pour lui permettre de se décomposer au mieux. Charles le donnera sans doute à une association de son réseau. Griffe, fourche, pelle. Avec les outils du maître composteur, on s’attaque au bac du milieu. Une bonne odeur d’humus, quelques pousses vertes et on brasse. On transvase le compost dans des bacs noirs rectangulaires, que Charles et Camille empilent dans la camionnette Compostri. Nous faisons des découvertes. Beaucoup de vers de terre, en forme et de toutes tailles, ce qui fait plaisir car ce petit animal devient hélas rare dans les sols d’aujourd’hui. Nous trouvons aussi quelques indésirables comme des bouchons de liège, des restes peu biodégradés de sacs soi-disant biodégradables. A éviter !  Au fur et à mesure des pelletées, on tombe sur des coquilles de palourdes et d’huîtres en quantité. Les spécialistes appellent ça la strate de Noel 😉… Attention, pensez à broyer vos coquilles en trois coups de marteaux avant de les confier au compost , car tout était resté intact.

Chère tête de linotte, si vous cherchez votre splendide couteau économe bleu depuis trois semaines, sachez qu’ il a atterri dans le compost quand vous avez vidé vos épluchures ! Ce superbe économe a rejoint la collection de Charles. Un jour, promis, il les revendra tous au profit de Compostri !

Florence Genestier, rédactrice et composteuse urbaine à Saint-Nazaire.


Tous au compost ! du 27 mars au 10 avril 2021

Tous au compost ?

La quinzaine nationale du compostage de proximité est un événement national, organisé par le réseau compost citoyen.

Deux semaines pour sensibiliser et (re)découvrir le compostage individuel ou partagé.

2021 : une année hybride « Covid »
Honnêtement, nous nous posons la même question : que pourrons-nous faire en fin mars – début avril avec le contexte actuel ?
Le Réseau Compost Citoyen et Compostri vous partagent leur optimisme : nous pouvons toujours agir, mais avec un plan B (B comme Biodéchet !).

Ainsi vous pouvez préparer des événements physiques traditionnels avec toutes les mesures appropriées, mais aussi prévoir dès maintenant des animations dématérialisées qui pourront compléter voire remplacer les premiers en cas de besoin.

Utilisez les #TousauCompost2021 et @ReseauCompostCitoyen, @compostri.fr pour que l’on vous retrouve sur les réseaux sociaux.

Pour vous aider :
> Le « kit de communication » (affiche et flyer) téléchargeables sur le site internet https://www.semaineducompostage.fr/
> Des outils d’animation en prêt ICI
> Quelques outils sont partagés par des membres sur l’Inventaire des outils pédagogiques, développé par le RCC Nouvelle-Aquitaine.
> Un kit école avec des idées d’animations pour les scolaires.
> Une aide pour adapter les supports de communication

Exemples :
Visite d’un site de quartier :
> Préparer un court film ou un diaporama des photos pour une visite guidée virtuelle
Animations
> Une permanence élargie ou une distribution de compost mûr
> Un quiz ! Chacun peut le remplir chez soi ou en présentiel

Partout en France, des activités auront lieu pour parler d’une façon ou d’une autre, du compostage.

> Trouver un événement

> Inscrire son événement

> Consulter le dossier de presse

Contactez Julie Corchero – animatrice de la vie associative et chargée de communication.
Mail : julie.corchero@compostri.fr

3 questions à: Charlotte Muckensturm

Rencontre avec Charlotte Muckensturn, qui a passé 3 mois avec nous (entre télétravail et confinement…) pour travailler sur l’émergence d’un réseau régional dans le but de consolider et d’amplifier la prévention et la gestion de proximité des biodéchets sur le territoire.

1/ Peux tu nous présenter ton cheminement et ton parcours

Après 6 ans de travail dans une agence de webmarketing spécialisée en collecte de données, j’ai réalisé que ce job n’avait plus de sens pour moi. J’avais besoin de réfléchir et je suis partie en solo, en sac à dos en Asie du Sud-est pendant 3 mois. J’ai adoré cette région du monde et surtout les sourires des Cambodgiens !

J’y suis donc retournée avec mon compagnon en 2014. On s’y est installé pour de bon en janvier 2015. J’avais besoin de me sentir utile. Là-bas j’ai rencontré une Australienne qui avait lancé un mouvement : Plastic Free July et elle cherchait des bénévoles dans la capitale Phnom Penh. J’ai proposé mon aide et c’est ainsi que j’ai monté une petite équipe de formateurs et que nous avons lancé un programme de formations et d’ateliers centrés sur le plastique jetable et les déchets plastiques. Cette mission a duré trois ans. J’ai beaucoup appris, rencontré beaucoup de professionnels et d’activistes. J’ai réalisé qu’une fois qu’on se débarrasse de ses déchets plastiques, il ne reste que des matières organiques (à titre individuel, j’ai commencé un petit compost sur mon balcon à Phnom Penh mais le climat est spécial et tropical). Et dans mes ateliers j’évoquais inévitablement le compostage. Mais surtout je sentais que le compostage représente bien plus que la simple gestion des matières organiques.

C’est ainsi qu’à mon retour en France en octobre 2018 j’ai eu envie de me former au compostage. J’ai eu la chance de suivre une formation de guide composteur avec Au Ras du Sol au printemps 2019. A la suite de quoi, j’ai réalisé que j’avais besoin de bases théoriques en « sciences de l’environnement ». Me voilà donc inscrite à l’université de Nantes en formation continue pour devenir chargée de projets en développement durable. C’est dans le cadre de cette formation que je réalise ce stage chez Compostri.

2/ Tu travailles sur la création d’un réseau régional, peux tu nous en dire plus ?
 

Ma mission dans l’association est de travailler sur la création d’un réseau régional : le Réseau Compost Citoyen. Ce réseau c’est d’abord une association nationale qui a plus de dix ans et qui a pour mission de représenter la filière de compostage : prévention et gestion de proximité des matières organiques.

Et depuis 7 ans un besoin s’est fait sentir de créer des collectifs à l’échelle des régions. Tout d’abord pour se rencontrer en région, pour des journées techniques, des visites de sites. Mais aussi pour s’entraider et coopérer, développer le compostage dans les zones blanches et aider les jeunes entrepreneurs/associations, échanger des outils, partager des logiciels (cartographies…). Et pour représenter la filière à l’échelle régionale, être une instance de plaidoyer. Dans le cadre de la loi AGEC et de la généralisation du tri à la source, la filière a des opportunités immenses ! Évidemment la contrainte c’est le temps. Tous les acteurs du compostage sont très occupés. Et un réseau se crée à plusieurs.

Nous avons choisi de mettre en place des groupes de travail pour le lancement de cette nouvelle association : en travaillant ensemble on apprend à se connaitre, on fait réseau, et idéalement grâce à l’intelligence collective on gagne du temps et peut-être que finalement le temps ne sera plus un problème. Un autre objectif est d’expérimenter la création d’un réseau inter-régionale : Pays de la Loire et Bretagne. Un beau challenge !

3/ Impliquée et engagée au quotidien sur les questions écologiques, tu as carte blanche pour nous présenter tes projets et ton association.
 

Lorsque l’on réfléchit au sens de son travail et que l’on cherche des réponses, on commence souvent par changer son mode de vie pour se sentir plus en adéquation. C’est ce que j’ai fait. J’essaye d’être zéro déchet. C’est pas facile tous les jours !

Mais surtout j’ai monté avec mon compagnon et une amie rencontrée au Cambodge une association : Les autruches utopistes. Notre mission : promouvoir le zéro déchet avec des outils médiatiques. Pour nous le zéro déchet est un outil politique en plus d’être un mode de vie. Nous produisons actuellement une série documentaire multimedia en 5 épisodes, en suivant les 5 R de la méthode zéro déchet : refuser, réduire, réutiliser, restituer à la terre, revoir la conception. Nous avons eu la chance de trouver des partenaires financiers et intellectuels grâce à eux notre site a pu voir le jour en novembre 2020 : https://exploredelautrecote.com/

Le premier épisode est donc en ligne. Au programme : une vidéo tournée à l’été 2019 à La Bascule à Pontivy et avec les jeunes de Youth for Climate ; deux articles pour mieux comprendre le mouvement La Bascule et des portraits de jeunes militants ; une illustration sur la désobéissance civile et un podcast audio avec Camille Choplin nouvelle adjointe au maire de Bordeaux, et une jardinière de semences paysannes ainsi que le fondateur de Low Tech à Bordeaux… Pour le deuxième épisode nous allons filmer la Galerie du zéro déchet à Nantes (nous avons déjà filmé à l’été 2020 l’expérimentation Tera : tous ensemble pour un revenu d’autonomie installée à Tournon d’agenais), et pour le reste : plein d’autres surprises (dont un petit article + vidéo d’un hotel zéro déchet en Slovénie) !!

Fin 2020 nous avons aussi lancé une campagne de financement participatif qui nous a permis de récolter suffisamment pour produire notre 3e épisode (sur le thème « réutiliser »). Pour ce 3e épisode, nous souhaitons aller voir à Bruxelles ce qui se fait en matière de zéro déchet, filmer l’action des militants de Zero Waste Europe installés dans la capitale belge, interviewer les responsables d’un restaurant zéro déchet, mais aussi mieux comprendre la consigne (avec Boxeaty à Bordeaux et Bout’ à bout à Nantes).

Suivez-nous sur FB ! https://www.facebook.com/autruchesutopistes

Communiqué COVID19 – décembre 2020

Suite aux dernières annonces du gouvernement, vous trouverez ci-dessous de nouvelles informations, notamment pour les retournements et le broyat.

> Au composteur
Les consignes restent identiques.

> Retournement
les retournements sont maintenant possible en autonomie dans le respect des mesures barrières et la règle de 6 personnes maximum sur site.
– si vous devez faire votre premier retournement, contacter le maitre composteur en charge de votre site
– si vous devez faire votre troisième retournement (également accompagné par Compostri) nous vous invitons exceptionnellement à le faire de façon autonome et de nous le signaler. Notre présence sera décalée au quatrième retournement.

> Broyat
Le Solilab est de nouveau accessible au public.
– pendant les congés, vous pouvez venir les mardis, mercredis et jeudis. Merci d’envoyer un mail à l’adresse broyat@compostri.fr pour prévenir de votre passage. Il n’y aura pas forcément du monde à l’accueil téléphonique.
– en général, pensez à anticiper vos demandes de broyat (broyat@compostri.fr)

Les bureaux de Compostri restent ouverts pendant les congés en effectif réduit.

Nous vous souhaitons de belles fêtes !
À très vite pour des moments plus festifs autour du composteur.

Communiqué COVID19 – Novembre 2020

Après avoir pris contact avec la préfecture, voici les nouvelles consignes pour composter au cours de ce confinement. Merci de les respecter.

1/ L’ouverture des composteurs reste possible pour les apports:

  • Les usagers :

> viennent déposer aux heures de permanence*
> en cochant sur leur attestation de préférence la case 2 (déplacements pour effectuer des achats) ou la case 6 (déplacements brefs)
> déposent seulement le contenu et repartent sans avoir touché les outils
> respectent une distanciation physique

  • Le référent ou la personne qui tient la permanence  :

> ouvre et ferme le composteur, il s’assure de garder une distanciation physique avec les déposants.
> effectue le mélange et l’apport de broyat.
> il n’est pas autorisé de se réunir pour effectuer un retournement, seul les salariés pourront effectuer cette tâche

*Pour éviter une affluence autour des composteurs, pensez à proposer d’autres créneaux courts ou des permanences élargies.

2/ En résumé:

  • Ouverture et apports possibles en respectant les consignes. (AfficheConsignesCovid_nov)
  • Les salariés sont autorisés à effectuer tous les gestes nécessaires au bon fonctionnement. (suivi de site, réparations, livraison de broyage)
  • Les retournements seront faits par les salariés, seulement en cas de besoin urgent, merci de nous contacter.
  • La distribution de compost n’est pas possible.
  • Les livraisons de broyat restent possibles (broyat@compostri.fr).

Nous restons disponibles, n’hésitez pas à revenir vers nous si vous rencontrez un problème.

L’équipe de Compostri.

 

L’équipe s’agrandit !

Robin est arrivé début juillet pour étoffer l’équipe de l’association. En formation maitre composteur, il reprend le territoire de Charles Guilgars.

« Bonjour tout le monde,
Je suis le nouveau venu dans l’équipe et très heureux de commencer cette nouvelle aventure. Ancien régisseur sur des tournages de séries télé j’ai décidé de prendre une nouvelle direction pour retrouver du sens dans ma vie professionnelle. Les différentes pratiques de compostage (bac à compost, vermicomposteur, seau bokashi) me semblent être des pratiques ancestrales qui répondent à nos problématiques présentes et futures. Il est urgent de réduire nos déchets et régénérer nos sols. J’ai donc rejoint Compostri pour que mes convictions profondes trouvent un prolongement dans mes actions du quotidien. Maître Composteur en formation, j’aurai en charge le suivi des sites de compostage des pôles Erdre et Cens, Loire Chézine, Sud-Ouest.
Au plaisir d’échanger avec vous. »

3 questions à: Sakina Amhouti

Venue découvrir l’association et le métier de Maitre Composteur, Sakina Ahmouti a passé deux semaines au sein de l’équipe de Compostri et reviendra en octobre pour une troisième semaine. Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours, le compostage et ses projets.

1) Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours et tes projets professionnels ?
Je m’appelle Sakina Amhouti en première STAV (Sciences et Technologie de l’Agronomie et du Vivant) en option Aménagement et Valorisation de l’Espace au Lycée Jules Rieffel. J’ai pour éventuels projets de passer le BAFA et l’année prochaine, après mon année de Terminale, passer un BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature).

2) Pour avoir choisi Compostri et/ou le compostage pour ton stage ?
J’ai choisi l’association Compostri, car je voulais trouver un organisme qui mène des actions en lien avec la protection de l’environnement d’où le compostage. De plus, je composte sur le site du Vore’koff dans le quartier de Malakoff. Je voulais en savoir plus sur : comment fonctionne le compostage ? Grâce à quels décomposeurs ? Comment sont fabriqués les composteurs ? Par qui ? ..

3) Que retiens-tu de ces deux semaines ?
Ces deux semaines ont été très enrichissantes pour moi. J’ai principalement découvert le métier de maître composteur qui lie plusieurs attentes que je me faisais de mon futur métier :
être souvent en extérieur, sur le terrain
découvrir et apprendre de la nature (aussi lié au métier d’animateur)
travailler en équipe
créer du lien social (ici avec les habitants autour d’un projet commun)
Je les admire, car c’est un métier assez physique où il y a beaucoup à faire et à penser.
Je retiens une convivialité entre les membres de l’équipe salariée. On y rit beaucoup malgré des petits tracas dans le travail :) Mais ils ont aussi fait preuve d’une grande pédagogie avec moi.